En Belgique, les moins bons résultats obtenus par les élèves issus de l’immigration sont un sujet de préoccupation, de manière différente selon les Communautés. La Belgique est l’un des pays de l’UE qui comptent la plus forte proportion d’élèves issus de l’immigration (17 %, contre 11,3 % en moyenne dans l’UE), principalement dans les grandes villes. L’étude PISA 2015 montre que 36,9 % de ces élèves obtiennent de mauvais résultats et seulement 2,9 % de très bons résultats, contre respectivement 15 % et 10,5 % pour les élèves non issus de l’immigration. Toutes situations socioéconomiques confondues, il ressort que le fait d’être issu(e) de l’immigration a un impact supérieur à la moyenne de l’UE en Belgique. En Communauté flamande, cet écart de performances est le plus élevé de l’OCDE. Dans les autres Communautés, il est inférieur à la moyenne (Universiteit Gent, 2016). Il conviendrait sans doute d’accorder plus d’attention aux différences entre les sexes en matière d’éducation. Garçons et filles font des choix d’études différents dans l’enseignement secondaire et supérieur. Les garçons sont plus performants que les filles en sciences (12 points contre 3,5 points, moyenne de l’OCDE, PISA 2015). La sous-représentation des filles en sciences, mathématiques et statistiques est parmi les plus élevées sur le plan international (OCDE, 2017c). En outre, certains signes donnent à penser que des tendances potentiellement préoccupantes sont apparues récemment. Malgré la scolarisation quasi-universelle dans l’enseignement préprimaire à l’âge de trois ans, une enquête récente indique que le profil des rares cas de non-scolarisation et/ou de présence irrégulière après inscription est surtout celui de filles immigrées dans de grandes villes (Vlaams Ministerie van Onderwijs en Vorming, 2016). Une telle analyse n’est pas disponible pour la Communauté française.